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La gestion de trésorerie Partie 1


La gestion de trésorerie
consiste à faire l’équilibrage continu entre sécurité et rentabilité. Le trésorier a le souci de solvabilité de l’entreprise c’est à dire la
préoccupation d’honorer ses échéances au moindre coût.
Une comptabilité de la trésorerie à jour doit permettre d’avoir une connaissance quotidienne du niveau d’encaisse. La préoccupation de la gestion de trésorerie au
jour le jour est d’optimiser le coût global du financement à court terme et d'assurer un rendement optimal des placements.
Le financier est confronté quotidiennement aux décisions relatives au choix du moyen de paiement (chèque, virement, effet ...) et du mode de financement
(escompte découvert, placement découvert..) à l’affectation des fonds à telle ou telle banque. Les contraintes sont nombreuses, coût de financement, conditions bancaires différentes, rémunération des placements, gestion des risques (taux d’intérêt, change, liquidité).
Le but ultime est de répondre à ces contraintes en maintenant un niveau d’encaisse le plus proche possible du ″niveau zéro″, procéder à la coordination entre les différents comptes de la société pour limiter leur déséquilibre et négocier les meilleures conditions bancaires (taux, commissions, calcul des dates de valeur)

Le principe des dates de valeur
L’enregistrement Comptable se fait à la date historique de l’opération, alors que l’enregistrement bancaire se fait à la date de réalisation de l’opération. D’où un
décalage qui joue au profit de la banque qu’on appelle date de valeur.
Les opérations de remise de valeur ou de versement d’espèces sont enregistrées postérieurement ; les opérations de retrait ou de paiement sont enregistrées
antérieurement au jour de l’opération.
Le décalage entre la date historique et la date effective de réalisation de l’opération est souvent dû au délai d’échange interbancaire des valeurs. Celles-ci doivent transiter par la Chambre de Compensation de Bank Al Maghrib qui est chargée des échanges.
Une date de valeur dépend :
de la nature du jour qui peut être ouvrable c’est à dire jour d’ouverture du guichet, ouvré, ce sont des jours ouvrables moins les congés propres à la profession bancaire et jours calendaires correspondant aux jours du calendrier.

Les conditions bancaires
Les valeurs (chèques, effets et virements ...) s’échangent entre des partenaires situés tous les deux dans la même ville ou dans des villes (ou zones) différentes.
Le Maroc est divisé en zones par Bank al maghrib qui relèvent en principe d’une agence de la Banque Centrale. Exemple la zone (Casablanca, Mohammédia,
Berrechid,) relève de la compétence de la succursale de Bank al maghrib Casablanca.
Les échanges de valeurs à l’intérieur de la même zone son dits des opérations sur place.
Les échanges effectués entres des agents situés dans deux zones différentes sont dits hors place.

Les conditions standard
En nombre de jours de valeurs (cf tableau : dates des valeurs appliquées ..) . Les conditions de jours de valeur sont fixées par Bank Al Maghrib, c’est une
réglementation cadre qui peut faire l’objet de négociation.

Les commissions
Ces commissions ne sont pas toutes lisibles sur un relevé, il faut demander le détail des commissions e des frais appliqués. La commission de dépassement est de 2% sur la somme des dépassements de la période.

Echelle d’intérêt
C’est un tableau des écritures mensuelles des opérations par date de valeur. Il fait apparaître :
Les mouvements du compte : au débit ou au crédit Les soldes journalier liés aux mouvements du compte Le nombre de jours que le solde est resté inchangé
Le nombre débiteur (créditeurs) produit du nombre de jour par le solde.
Coût du découvert est le total (cf. exemples)

Etats de Rapprochement : Principe, But et Méthodologie

Introduction : La comptabilité est un outil d'évaluation communiquant des informations sur l'activité économique d'une entité économique (entreprise, collectivité, association, État, administration publique, etc.), ainsi que sur les éléments de son patrimoine incorporel (fond de commerce par exemple), matériel et financier. Ces informations, généralement exprimées en unités monétaires, sont saisies, classées et agrégées de manière à établir des documents de synthèse (bilan comptable, compte de résultats, ...). Ceux-ci sont arrêtés chaque année et décrivent notamment la situation financière de l'entité, sa création de richesse ainsi que les flux et l'état de sa trésorerie. Cependant, quand les entreprises comptabilisent leurs opérations, Le compte "5141 Banque" tenu par une entreprise n’enregistre souvent pas les mêmes opérations que le compte de l'entreprise tenu par le banquier, et ce due à diverses raisons :
- les chèques émis par l'entreprise ne sont comptabilisés par le banquier qu'après encaissement par le bénéficiaire. rapprochement bancaire
- le banquier enregistre des virements (règlements des clients par virements) au bénéficie de l'entreprise et informe celle-ci dans un deuxième temps.
- Le banquier procède aux paiements de fournisseurs par prélèvement automatique sur le compte de l'entreprise et informe celle-ci dans un deuxième temps.
- Des erreurs sur les sommes peuvent être commises par l'entreprise ou par la banque.
- Des oublis d’enregistrement.
 rapprochement bancaire

La technique de l'état de rapprochement va permettre ainsi de justifier la différence entre ces soldes.
Le rapprochement bancaire
est donc un contrôle, réalisé par le comptable dans le but d'amener les comptes bancaires au plus proche de la réalité des relevés de compte, c'est-à-dire vérifier la concordance des deux comptes (compte banque et extrait de compte). La technique de l'état de rapprochement va permettre de justifier les différences de soldes. Le rapprochement bancaire consiste ainsi à associer (lettrer) les opérations déjà enregistrées dans la société et à la banque afin de faire apparaître des écritures isolées, c'est-à-dire enregistrées uniquement par la banque ou l'établissement.
 rapprochement bancaire
I) Principe et But des états de rapprochement :
1) Principe des états de rapprochement :

 
A une date donnée (exemple : fin mars) le solde du compte “5141 Banque” dans notre comptabilité est généralement différent du solde de notre compte dans la comptabilité du banquier (solde qui apparaît sur l’extrait bancaire qu’il nous a envoyé). En effet, par exemple, les chèques que nous comptabilisons à leur date d’émission d’après le talon du chéquier ne seront comptabilisés par le banquier que lorsqu’ils seront encaissés par nos fournisseurs. D’autres écarts peuvent être dus à des “oublis” de l’une ou l’autre des parties, des différences de dates de comptabilisation, ou des erreurs... * L’état de rapprochement est le document qui justifie l’écart entre ces deux soldes : l’écart total est expliqué par le détail des opérations qui n’ont pas été enregistrées (ou pas “de la même façon”) par chacune des parties. rapprochement bancaire

2) But des états de rapprochement :
 
En faisant apparaître les différences d’enregistrement entre notre comptabilité et les comptes du banquier, l’état de rapprochement permet de visualiser :
- les erreurs de comptabilisation (ex : inversions de chiffres, opérations comptabilisées deux fois, écritures enregistrées dans un “mauvais” compte bancaire, ...)
- les anomalies dues au banquier (lui aussi peut “parfois” faire des erreurs d’enregistrement, ...)
La réalisation régulière et “rapide” de l’état de rapprochement rend l’ensemble de notre comptabilité plus fiable et “à jour” (il vaut mieux s’apercevoir rapidement qu’on a mis un zéro de trop sur le chèque d’un salarié...) De plus, il permet de justifier la “réalité” des enregistrements comptables passés car toute différence avec le compte du banquier y est expliquée... rapprochement bancaire
3) Organisation du travail :
 
La construction d'un état de rapprochement se fait en plusieurs étapes : 1°/ Vérifier d’abord que le solde du compte 5141 en début de mois correspond bien au solde qui figurait sur l’état de rapprochement précédent. Il faut s’assurer à titre d’exemple qu’une écriture n’a pas été enregistrée par mégarde en date du mois de février, ou que les opérations manquantes n’ont pas fait l’objet de corrections sur février… 2°/ En utilisant l’état de rapprochement de la période précédente, on regarde si les sommes qui n’avaient pas encore été comptabilisées (à fin février) par une partie ont maintenant été comptabilisées (en mars) par cette même partie. 3°/ Ensuite, on compare notre comptabilité de mars (compte 5141) avec celle du banquier (extrait de mars) et on pointe les opérations identiques, comptabilisées pour le même montant, au centime près. ATTENTION : Pour le banquier, les écritures sont enregistrées dans le sens opposé au notre, notre extrait représente son compte “client” dans sa comptabilité. Pour pointer un chèque émis, il faudra donc pointer une somme identique au crédit dans notre compte 5141, et au débit sur l’extrait de notre banquier. rapprochement bancaire


 
 Exemple de Etats de Rapprochement :



Conclusion : Ainsi l’état de rapprochement permet aux comptables de détecter les erreurs commises par l’une des deux parties que ce soit ou la banque ou l’entreprise. De plus, Un rapprochement consiste à compléter chacune des deux comptabilités. Le concept des états de rapprochement repose sur le fait de commencer par les soldes donnés par le compte banque 5141 – de l’Entreprise pour arriver au solde identique réel qui figure sur le relevé de la banque de l’Entreprise après la saisie de toutes les opérations manquantes de part et d’autre. Cependant, l’état de rapprochement nécessite de la vigilance et de l’organisation. rapprochement bancaire