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La gestion de trésorerie Partie 2


Négociation avec la banque
La libéralisation des taux a ouvert la voie à la négociation avec la banque. L’entreprise connaît l’enjeu financier qui en déroule. Le domaine de la négociation est large, le financier peut négocier les taux, le jour de valeur, voire
supprimer certaines commissions. Mais, la négociation doit être ciblée et adonnée selon des priorités pour être efficace. Pour négocier avec le banquier il est utile de construire un dossier de négociation avec des tableaux des conditions actuelles classées par banques ; des mouvements détaillés par banque.

LE MARCHE DES TITRES NÉGOCIABLES
En 1995 un marché secondaire des titres fût crée : celui des titres de créances négociables. Les entreprises y ont la possibilité d'emprunter ou de placer des capitaux indépendamment des banques.
Les titres de créance négociables introduisent plus de souplesse dans le marché monétaire puisqu'ils permettent aux opérateurs économiques un meilleur arbitrage entre les produits en fonction de leurs durées. En plus des bons du trésor négociables, la loi 35-94 a prévu :
- les certificats de dépôts,
- les bons des sociétés de financement
- les billets de trésorerie

caractéristiques générales TCN
Les titres de créance négociables sont émis sous forme de billets ou bon à échéance fixe, matérialisés par des titres ou inscrits en compte. Sans être cotés en bourse, ils confèrent à leur porteur un droit de créances librement négociables. La loi n° 35-94 a rendu obligatoire leur dématérialisation et leur inscription en
compte auprès d'un établissement de crédit. Ces titres sont également obligatoirement anonymes, ils sont libellés au porteur afin de faciliter leur transmissibilité. Leur montant minimum est de 250 000dh quelque soit le titre.

les bons du trésor négociables
Les bons du trésor ont des durées différentes : 6 mois, un an, deux ans, et cinq ans. Leur taux d'intérêt est progressif et payables à l'échéance, ils sont offerts aux
épargnants et cotés en bourse.

les certificats de dépôt négociables
Ces titres sont créés par la loi 35-94 du 26 janvier 1995, ce sont es titres de créance négociables, d'une durée déterminée, émis au gré de l'émetteur en représentation d'un droit de créance qui porte intérêt.

les billets de trésorerie
La création de billets de trésorerie remonte à 1986 avec comme objectif de contribuer à décloisonner le marché monétaire et donner plus de souplesse au financement inter entreprises. La mobilisation de l'épargne déjà constituée sur le marché optimiserait au mieux l'utilisation des diponibilités et soulagerait la
pression sur les crédits.

LES MARCHES PRIMAIRE ET SECONDAIRE
le marché primaire : C'est le marché ou les titres sont crées et émis. Ce marché a connu un développement considérable depuis les réformes successives
que les titres ont connu.

le marché secondaire
: il s'agit du marché des titres déjà crées sur le marché primaire.
La technique anglo-saxonne de titrisation est utilisée aux Etats unis depuis 1970

La gestion de trésorerie Partie 1


La gestion de trésorerie
consiste à faire l’équilibrage continu entre sécurité et rentabilité. Le trésorier a le souci de solvabilité de l’entreprise c’est à dire la
préoccupation d’honorer ses échéances au moindre coût.
Une comptabilité de la trésorerie à jour doit permettre d’avoir une connaissance quotidienne du niveau d’encaisse. La préoccupation de la gestion de trésorerie au
jour le jour est d’optimiser le coût global du financement à court terme et d'assurer un rendement optimal des placements.
Le financier est confronté quotidiennement aux décisions relatives au choix du moyen de paiement (chèque, virement, effet ...) et du mode de financement
(escompte découvert, placement découvert..) à l’affectation des fonds à telle ou telle banque. Les contraintes sont nombreuses, coût de financement, conditions bancaires différentes, rémunération des placements, gestion des risques (taux d’intérêt, change, liquidité).
Le but ultime est de répondre à ces contraintes en maintenant un niveau d’encaisse le plus proche possible du ″niveau zéro″, procéder à la coordination entre les différents comptes de la société pour limiter leur déséquilibre et négocier les meilleures conditions bancaires (taux, commissions, calcul des dates de valeur)

Le principe des dates de valeur
L’enregistrement Comptable se fait à la date historique de l’opération, alors que l’enregistrement bancaire se fait à la date de réalisation de l’opération. D’où un
décalage qui joue au profit de la banque qu’on appelle date de valeur.
Les opérations de remise de valeur ou de versement d’espèces sont enregistrées postérieurement ; les opérations de retrait ou de paiement sont enregistrées
antérieurement au jour de l’opération.
Le décalage entre la date historique et la date effective de réalisation de l’opération est souvent dû au délai d’échange interbancaire des valeurs. Celles-ci doivent transiter par la Chambre de Compensation de Bank Al Maghrib qui est chargée des échanges.
Une date de valeur dépend :
de la nature du jour qui peut être ouvrable c’est à dire jour d’ouverture du guichet, ouvré, ce sont des jours ouvrables moins les congés propres à la profession bancaire et jours calendaires correspondant aux jours du calendrier.

Les conditions bancaires
Les valeurs (chèques, effets et virements ...) s’échangent entre des partenaires situés tous les deux dans la même ville ou dans des villes (ou zones) différentes.
Le Maroc est divisé en zones par Bank al maghrib qui relèvent en principe d’une agence de la Banque Centrale. Exemple la zone (Casablanca, Mohammédia,
Berrechid,) relève de la compétence de la succursale de Bank al maghrib Casablanca.
Les échanges de valeurs à l’intérieur de la même zone son dits des opérations sur place.
Les échanges effectués entres des agents situés dans deux zones différentes sont dits hors place.

Les conditions standard
En nombre de jours de valeurs (cf tableau : dates des valeurs appliquées ..) . Les conditions de jours de valeur sont fixées par Bank Al Maghrib, c’est une
réglementation cadre qui peut faire l’objet de négociation.

Les commissions
Ces commissions ne sont pas toutes lisibles sur un relevé, il faut demander le détail des commissions e des frais appliqués. La commission de dépassement est de 2% sur la somme des dépassements de la période.

Echelle d’intérêt
C’est un tableau des écritures mensuelles des opérations par date de valeur. Il fait apparaître :
Les mouvements du compte : au débit ou au crédit Les soldes journalier liés aux mouvements du compte Le nombre de jours que le solde est resté inchangé
Le nombre débiteur (créditeurs) produit du nombre de jour par le solde.
Coût du découvert est le total (cf. exemples)

Moyens de règlement

Plusieurs moyens de règlement sont à la disposition de l’agent économique pour lui permettre de régler ses achats par la monnaie par l’intermédiaire d’une banque ou par les effets de commerce.

Règlement par la monnaie


La monnaie joue un rôle d’intermédiaire dans les échanges commerciaux, c’est un moyen de règlement immédiatement employé en vue d’effectuer le règlement.

  • Monnaie réelle : En entend par monnaie réel ou métallique une monnaie qui porte en elle-même sa valeur, c'est-à-dire que sa valeur effective en métal correspond à sa valeur.

  • Monnaie fiduciaire : La monnaie fiduciaire est une monnaie d’une valeur très inférieur à celle pour laquelle elle circule ; elle est composée de billet de banque et de monnaie divisionnaire.

  • Billet de banque : Les billets de banque facilitent énormément les transactions commerciales les plus importantes, leurs valeur est nettement supérieure à celle des pièces.

  • Monnaie divisionnaire : Pièces métalliques de valeur plus ou moins faible servants à faciliter les petites transactions.

  • Monnaie scripturale : Des fonds disponibles déposés dans des comptes bancaires postaux qui peuvent prévenir de crédit bancaire ou de l’épargne. Le mot scriptural vient du mot scripte qui signifie écrire, donc la monnaie scripturale est relative aux règlement par cheque, virement, traites…

Règlement par banque

Le moyen de règlement bancaire le plus courant est le chèque. Le chèque est un écrit par lequel une personne le tireur qui a des fonds déposés et disponibles chez une autre personne donne à celle-ci le tiré l’ordre de payer une somme soit à elle-même soit à un tiers le bénéficiaire.

Le chèque doit contenir un formulaire qui rassemble plusieurs éléments :

    - Le mot chèque
    - L’ordre de payer
    - Le montant de la somme à payer
    - Nom du tiré
    - Lieu du paiement du chèque
    - Date et lieu de création du chèque
    - Signature du tireur, son nom et son numéro de compte
    - Le nom de bénéficiaire
    - Le numéro du chèque

Le chèque peut être de plusieurs formes :

    - Chèque de retraite : Le tireur est aussi bénéficiaire
    - Chèque au porteur : Se transmit de main en main, il est payé à son porteur, il présente un risque en cas de perte.
    - Chèque à ordre : Payable à l’ordre d’une personne bien déterminé, payé à l’ordre de X.
    - Chèque non endossable : Ne peut pas être transmit par un endossement.

Règlement par effets de commerce

L’effet de commerce est un titre négociable constatant une créance d’un montant déterminé payable généralement, à court terme, ou immédiatement. Il y a trois sortes d’effet de commerce dans le domaine commercial : lettre de change (traite), billet à ordre, et le warrant.

Les effets de commerce permettent aux créanciers d’utiliser leurs fonds immédiatement. Ils sont utiles pour éviter le transport de fonds.

  • Lettre de change : Titre de crédit en vertu duquel un tireur donne ordre à son débiteur, le tiré, de payer à un tiers, bénéficiaire, une certaine somme d’argent à une date déterminée.

  • Billet à ordre : Le billet à ordre est un écrit où le souscripteur s’engage à payer au bénéficiaire une certaine somme d'argent à une date déterminée.